Tués dans les armées alliées 1939 - 1945

 

De 1939 à 1945, des Polonais du bassin montcellien se retrouvèrent sous l'uniforme de diverses armées alliées : en 1939-1940, l'armée française avait appelé ceux qui avaient été naturalisés ; d'autres s'étaient engagés dans la Légion étrangère (parfois bien avant la guerre). Beaucoup rejoignirent l'armée polonaise reconstituée du général Sikorski en 1939-1940. Passés sur la sol anglais, certains purent rejoindre l'armée britannique...

Après la libération de la Saône-et-Loire, dans les premiers jours de septembre 1944, de nombreux maquisards allaient prendre un engagement dans une armée régulière. Si les Français, AS ou FTP, se retrouvèrent tous dans diverses unités de la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny, l'affaire fut plus complexe pour les Polonais, car leur recrutement était l'enjeu d'une lutte d'influence entre le Gouvernement légal de Londres (dont l'armée ouvrit un bureau de recrutement à Montceau) et le mouvement communiste, qui souhaitait les enrôler dans des unités destinées à s'intégrer dans l'armée du pouvoir communiste, que les Soviétiques avaient constitué à Lublin (voir ici)...

Les volontaires polonais de 1944, issus pour la plupart des maquis (mais il y eut aussi de nouveaux engagés) se retrouvèrent ainsi :

1/   Dans l'Armée polonaise du gouvernement de Londres, combattant en Italie avec le général Anders (voir ici),

2/   Dans le 19ème GIP (Groupe d'infanterie polonaise) ; les 19ème et 29ème GIP étaient formés de FTP polonais sous commandement d'officiers communistes polonais, intégrés en bloc dans la 1ère armée française (ils paticipèrent aux dernières semaines de la guerre en Allemagne et furent finalement démobilisés à Varsovie en nov.1945.

3/  Dans d'autres unités de l'Armée française aux côtés de leurs copains français, italiens...  (cas principalement de ceux qui avaient combattu dans des maquis français et qui avaient la nationalité française).

 

Les jeunes hommes figurant sur cette page furent donc tués dans toutes les phases de la guerre.

 

(Remarque : leurs dossiers sont dispersés dans de multiples archives ; nous appelons les lecteurs à nous signaler les cas manquants)

 

 

 

 

 

 

KUBALA Tadeusz

Né le 8 octobre 1923 à St-Vallier (S&L), il passe son enfance dans le quartier des Gautherets. Elève au collège St-Lazare d’Autun, il entre dans la résistance en décembre 1943. En juillet 1944, alors qu'il est en classe de terminale, il rejoint le maquis AS de Marizy et, la libération venue, s’engage dans l’Armée française. Il est versé au 5ème Dragons, qui garde la frontière alpine, les troupes allemandes étant encore actives dans le Nord de l’Italie. Il est blessé mortellement par une mine, le 23 mars 1945, dans le massif de l’Ubaye, à proximité de Barcelonnette.

(Voir détails sur le 5ème Dragons sur le site du Grenadier bourguignon )

 

 

LUCKOS Stanislaw

Originaire de la Machine, engagé dans l'Armée polonaise au bureau de recrutement de Montceau, envoyé rejoindre l'armée Anders, tué sur le front italien 

 

 

MADEJ Jozef (= MADEY Joseph)

Né le 7 juin 1916 à Varsovie, il vivait chez sa mère Maria MADEJ et son beau-père Boleslaw WILK, au camp des Georgets. Il s'engagea dans la Légion étrangère, le 7 mars 1939. Soldat de 2ème classe au sein du 2ème bataillon de la Légion, intégrée aux Forces Françaises Libres, il mourut en service commandé (accident de camion) le 12 juin 1942 à la passe d'Halfaya en Egypte et fut enterré au cimetière de Bir Hakheim (Lybie). C'est par les services de la France Libre à Londres et de la Croix rouge internationale que la famille fut prévenue en 1943.

 

 

 

 

PASZEK Boleslaw

Né le 11 janvier 1923, mineur à Montceau-les-Mines, membre de la section POWN du quartier de la Saule, il participe au maquis de Marigny. La libération venue, il s'engage dans l'Armée polonaise et rejoint l'armée Anders en Italie. Tué au combat.

 

 

 

POGORZELSKI Wladyslaw

Né le 13 juin 1920, mineur à Montceau, membre de la section POWN du quartier de la Saule, il participe au maquis de Marigny. La libération venue, il s'engage dans l'Armée polonaise et rejoint l'armée Anders en Italie. Tué au combat.

 

 

URBANEK Zygmunt

 Jeune, il travaille sur l'exploitation agricole de sa famille, à Ciry-le-Noble. Son père et son frère aîné sont membres de la section POWN du quartier des Gautherets. A la Libération, il s'engage dans l'Armée polonaise et est dirigé vers le front italien (Armée Anders). Tué au combat.

 

 

 

 

 

 

 

Photo extraite de l'album de Czeslaw Tomkowiak (voir la page Avec l'armée Anders en Italie), prise à l'arrivée en Italie d'un groupe de "Montcelliens", où l'on distingue Paszek et Pogorzelski.

 

 

 



26/05/2011
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