Résistance polonaise en Saône-et-Loire

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18 août 1944 - TERREUR AU MAGNY - L'assassinat du maître-mineur Michelet etc...

GS - 25 mai 2021

 

 

 

Terreur au Magny

 

L'assassinat d'Antoine Michelet et autres affaires

 

 

C'est le 18 août 1944, un mois après l'assassinat d'André Olivier, deux semaines avant la libération du bassin minier, alors que l'ambiance de guerre civile s'était encore durcie, que ce maître-mineur de la division Darcy allait à son tour être assassiné. Symbole d'une période de folie, où qu'on se retourne, cet acte allait apparaître comme dénué de toute raison. Le récit qui suit s'appuie sur les enquêtes de police menées en octobre 1944 puis en 1949 (voir ADCO 1205W21),  mais aussi sur les entretiens récents (2017 et 2021) avec Robert Michelet, le fils de la victime, géomètre retraité de la Mine, bien connu à la Physiophile (il nous a confié la photo de son père, merci à lui)

 

- Antoine Michelet  1895-1944 -

 

Antoine Michelet était né à Montceau-les-Mines, le 22 mai 1895. Marié et père d'un garçon, il demeurait au 46, rue de Lucy, dans ces maisons qui bordaient alors la route montant à Sanvignes, environ 150 mètres sur la droite après la chapelle du Magny.

 

A Darcy, Antoine Michelet avait sous ses ordres environ 300 mineurs, dont bon nombre de fortes personnalités, comme le Polonais Mieczysław Kokot ou Antoine Bar "le Barbu", dont les noms allaient rester dans les souvenirs, sans qu'on sache bien les classer parmi les résistants les plus déterminés ou les hors-la-loi les plus dangereux. 

 

Antoine Michelet disposait d'un petit bureau au jour, sur le site du puits de l'Essertot, situé au bas du quartier des Gautherets. Au pied des deux gigantesques terrils qui marquaient alors le paysage, ce petit puits servait au retour d'air pour l'aération des galeries des puits Darcy ; c'était aussi un lieu de passage fréquenté par les ouvriers qui habitaient le quartier des Gautherets et qui descendaient au fond par là pour rejoindre leur chantier ; à la fin du poste la plupart y prenaient aussi leur douche.

 

 

Les faits

 

Le temps que les services de police se remettent à fonctionner au lendemain de la Libération, ce n'est qu'à la mi-novembre 1944 (trois mois après les faits) qu'une véritable enquête sur ce meurtre sera diligentée ; le juge d'instruction Jacques Martin de Chalon-sur-Saône la confie à la Brigade régionale de police mobile de Dijon (celle-là même qui menait la chasse aux résistants, mais dont les éléments les plus compromis viennent d'être écartés). Nous en extrayons les éléments suivants :

Déclaration en date du 15 novembre 1944 de Monsieur Alfred MOULINOT, 39 ans, moniteur d'éducation physique aux Mines de Blanzy, demeurant rue de Sanvignes au Magny, à Montceau-les-Mines :

 

"Le dix-huit août, ma femme et moi sommes allés rendre visite à notre cousin Michelet Antoine, maître-mineur demeurant rue de Lucy, n°46, à Montceau-les-Mines. Celui-ci, sa femme, ma femme et moi étions assis dans la cuisine lorsque j'ai aperçu un individu inconnu de moi entrer dans la cour, tenant une bicyclette à la main. Il était 21 heures environ.

Cet individu, après avoir déposé sa bicyclette contre le dépôt à charbon, est venu directement vers la maison située au rez-de-chaussée où nous étions assis. La porte était ouverte, un store en bois étant placé à l'entrée

L'inconnu, après avoir écarté le store a demandé lequel de nous deux s'appelait Michelet. Mon cousin s'est levé directement en répondant : "C'est moi" et est allé en direction de l'individu qui se tenait devant la porte. Dès qu'il eut franchi cette porte, le meurtrier a braqué sur lui le phare d'une lampe électrique puissante dite "torche" et a tiré directement plusieurs coups de révolver sur mon cousin. Ce dernier reçut la décharge, soit 8 balles, à la tête, à la gorge, à la poitrine et au ventre ; il s'est écroulé, raide mort.

L'assassin a pris la fuite sans un mot."

 

La synthèse de l'enquête est publiée le 22 janvier 1945 ; elle se conclut ainsi : 

 

"… Les témoins du drame qui n'eurent pas le temps d'intervenir car le meurtrier prenait la fuite aussitôt, ont pu fournir le vague signalement de celui-ci : 1m70 environ, coiffé d'un chapeau feutre rabattu sur le devant, un pantalon large, serré du bas, comme en portent les maçons ; il avait les jambes arquées et portait des lunettes de motocycliste.

            Conclusion :

Les renseignements recueillis au cours de mes investigations permettent de supposer que l'auteur du meurtre appartenait à la résistance.

Je me suis attaché particulièrement à savoir si la victime avait collaboré d'une façon quelconque avec les Allemands. Tous les témoins entendus verbalement à ce sujet, y compris les chefs des groupements de résistance de la région, nous ont dit que la victime n'avait jamais commis le moindre acte en faveur des occupants et n'était pas considéré comme collaborateur.

 Dans ces conditions il ne peut s'agir que d'un acte de vengeance commis par un individu, vraisemblablement de nationalité polonaise.

En effet, la victime qui était maître-mineur, commandait 300 ouvriers, en plus grande partie polonais.

De nombreux crimes ont été commis dans les mêmes conditions contre des ingénieurs et des chefs de la Mine à Montceau, durant la période de mars à septembre 1944.

Aucune indication pouvant permettre d'orienter l'enquête en vue d'identifier l'auteur de cet attentat n'a pu être recueillie jusqu'à présent.

L'inspecteur Principal de Police Mobile"

 

Hormis celles des proches de la victime, son épouse et son cousin Moulinot, aucune déposition n'est présente au dossier, comme si les habitants du Magny n'avaient eu aucun empressement à répondre aux enquêteurs, ou comme si ceux-ci n'avaient mis aucun zèle à enquêter.

 

 

Les suspects

 

Nulle allusion non plus à deux faits qui avaient pourtant marqué Mme Michelet et son fils Robert, et dans lesquels on était en droit de voir une relation possible avec la mort d'Antoine : la veille-même de l'assassinat, ils avaient reçu la visite remarquée du "Barbu", venu avec quatre de ses hommes, dans une voiture conduite par un nommé Georges Michon, son chauffeur habituel ; un bref échange avait eu lieu avec Antoine Michelet dont celui-ci n'avait rendu compte qu'en évoquant une affaire de viande que le "Barbu" lui avait procurée (car outre ses activités de maquisard, il se livrait aussi à l'abattage clandestin).

(Notons que cinq jours plus tard, le 22 août 1944, le "Barbu" et ses hommes allaient livrer bataille à Génelard et en capturer la petite garnison allemande, ce qui allait constituer leur principal fait d'armes de la période).

 

L'autre fait alarmant concernait le Polonais Mieczysław Kokot, alors lieutenant du maquis FTP-MOI "Adam Mickiewicz" installé à demeure près d'Uchon. Kokot en partait souvent pour venir en expédition dans les quartiers polonais du bassin minier ; ainsi quelques jours avant l'assassinat, à la tête d'un groupe de ses hommes, il avait procédé à une importante "réquisition" de nourriture à l'épicerie Brun, située à une cinquantaine de mètres de la demeure des Michelet, un peu plus haut dans la rue de Lucy, en direction de Sanvignes (emplacement de l'actuel bureau de tabac). Notons que ce cambriolage ne figure dans aucune archive de police, en particulier dans le registre des mains courantes du commissariat de Montceau : sous la menace de représailles, l'épicier Brun aura certainement été encouragé à ne pas porter plainte et il aura obtempéré, signe encore de l'ambiance de terreur dans laquelle vivaient les gens du quartier.

 

Monsieur Michelet avait assisté à l'opération depuis sa cour…

 

"… alors Kokot s'est détaché du groupe et est venu près de mon père et lui a fait des menaces, parce que mon père l'avait un peu remué quelque temps avant, où il ne lui avait pas dit bonjour. Cela parce que Kokot était rentré comme un fou dans le bureau de mon père à l'Essertot ; et celui-ci l'avait mis dehors en lui disant de revenir en disant bonjour… Voilà c'est pour ça qu'il lui en voulait…"  (Robert Michelet 2017).

 

Dans ces semaines précédant la Libération, le groupe du "Barbu" et celui du maquis polonais faisaient la loi dans le quartier, et longtemps dans les mois suivants il apparut encore bien risqué de parler sur leur compte. Les enquêteurs de l'automne 1944 ne firent donc aucune investigation les concernant…

 

 

Le "Barbu" devant la justice

 

Seulement, l'histoire n'allait pas s'arrêter là, en particulier pour Antoine Bar, "le Barbu", dont la situation judiciaire allait devenir bien délicate dans les années qui suivirent.  Il est vrai qu'outre de multiples méfaits qui lui étaient reprochés durant l'été 1944, il en est deux qui n'allaient pas être simplement mis au crédit de son action résistante (par ailleurs incontestable) et qui allaient lui valoir des poursuites :

  •  L'exécution, le 14 juillet 1944, du comte Alain de Maigret, propriétaire foncier de Saint-Romain-sous-Versigny, au prétexte qu'il constituait une menace pour le maquis FTP, suscita une enquête approfondie car la famille contesta d'emblée les accusations du "Barbu" ; elle possédait aussi de solides relations puisque le frère du comte était membre de l'état-major du général de Lattre-de-Tassigny…  
  •  Quant à l'assassinat du secrétaire du syndicat des mineurs, Jean-Marie Tissier, le successeur de Marius Mathus, il sera commis par le "Barbu" après la Libération, le 13 septembre 1944, (soit un mois après celui d'Antoine Michelet) et ne pouvait de ce fait guère rester sans conséquence ; en outre son caractère arbitraire, car commis hors toute considération de collaboration, avec une détermination et un sang-froid glaçants, symbolisait parfaitement les dérives de l'époque contre lesquels la République renaissante se devait d'agir. Là aussi, "le Barbu" était arrivé au domicile de sa victime, à Ciry-le-Noble, dans une voiture en compagnie de plusieurs de ses hommes et avait accompli son geste sous les yeux de l'épouse de Jean-Marie Tissier qui l'avait formellement identifié -
       https://www.lestemeraires.com/3-juillet-1943-qui-a-tue-marius-mathus-le-meurtre-de-jean-marie-tissier-le-tueur-probable-1

 

Après nombre de péripéties, car l'idée prévalait qu'il ne fallait pas toucher à un héros de la Résistance, "le Barbu" fut emprisonné par intermittence et comparut devant diverses instances, toutes se renvoyant finalement la décision : le tribunal civil de Charolles, le tribunal militaire de Dijon qui se déclara incompétent (avril 1947), puis Charolles à nouveau qui demandera un dépaysement du procès, par crainte pour sa sécurité. Finalement celui-ci aboutit en juillet 1948 devant le tribunal de 1ère instance de la Seine. A chaque étape, les enquêtes étaient reprises, des éléments nouveaux introduits, et le temps passait. En février 1951, le tribunal de la Seine, prit une ordonnance de non-lieu pour les deux meurtres, celui de Tissier car il estima que "les faits paraissaient insuffisamment établis", celui du comte de Maigret, car il estima qu'Antoine Bar n'avait fait qu'obéir aux ordres des chefs du maquis. La famille Maigret ayant décidé de faire appel pour la partie la concernant, c'est cette fois le tribunal permanent de le 8ème région militaire de Lyon qui allait en être saisi (le meurtrier était maquisard donc "assimilé militaire"). Le 21 avril 1952, ce tribunal prit lui-aussi une ordonnance de non-lieu…

L'affaire avait duré près de huit ans, et le "Barbu" en sortait blanchi, les deux familles restant convaincues d'une radicale injustice.

 

Nota : Aujourd'hui, la relecture des pièces du procès "Barbu" fait tomber son alibi lors du meurtre de J.M. Tissier (à suivre).

 

Pièces de la défense du Barbu : 1/ une affiche autojustificatrice apposée par lui au Magny dans cette période…

 

 

 

2/ Une chanson répandue en l'honneur de son maquis et chantonnée pour nous. Ecouter ici :

https://www.lestemeraires.com/chanson-du-groupe-barbu-par-mme-marie-claire-gaillot-1

 

 

 

Reprise de l'enquête sur le meurtre Michelet en 1949

 

En montrant une apparente volonté de fermeté des autorités, ces démêlées judiciaires à répétition avaient contribué à casser peu à peu la crainte qu'inspirait le "Barbu" ; le retour à une certaine stabilité républicaine (en particulier après l'épisode insurrectionnel de la grève des mineurs de 1948) éloignait aussi la menace de représailles communistes. En outre, les informations qui avaient filtré sur les accusations portées contre Antoine Bar, en particulier lors du meurtre de Jean-Marie Tissier, comportaient de troublantes similitudes avec celui d'Antoine Michelet.

Cela amena enfin la famille Michelet à faire part de ses propres soupçons ; le 4 juin 1949, alors que le "Barbu" allait être jugé à Paris, Robert Michelet adressait au Juge d'instruction près le tribunal de la Seine une lettre par laquelle il demandait l'ouverture d'une nouvelle information contre lui, concernant cette fois le meurtre de son père.  Il y révélait la visite de Bar et de quatre de ses hommes la veille du meurtre, et les soupçons que sa mère et lui-même an avaient toujours conçus.

C'est le plus souvent les gendarmes de Montceau qui recueillirent les dépositions des anciens maquisards du groupe Bar connus pour avoir circulé avec lui en voiture durant les semaines de la Libération (plusieurs avaient déjà déposé lors de l'enquête concernant le meurtre de Tissier) : il y avait son habituel chauffeur Georges Michon, Marcel Cuziol (dit "Pierrot"), Jean Aloin, Philippe Boyer ("Boye"), Guy Filliâtre, Marcel Bonnin ("Tarzan"). Claude Griveau, alors enseignant à Cotonou (Dahomey), fut aussi entendu par un inspecteur du SRPJ de Dijon lors de ses vacances…  Tous tinrent le même langage : ils avaient oublié cette période et ne savaient rien de l'assassinat du maître-mineur. "Tarzan" avait éveillé un peu plus les soupçons car son signalement correspondait à celui de l'assassin, mais il nia farouchement toute implication.

 

Quant au "Barbu", déjà mis hors de cause à titre personnel par Mme Michelet qui ne l'avait pas reconnu dans la personne du cycliste-assassin du 18 août, il fut entendu à son domicile de Pouilloux  le 14 septembre 1949 :

 

"… Il est bien possible que je me sois présenté le 17 août 1944 au domicile de Monsieur MICHELET pour le remercier.

Je précise cependant que je passais assez souvent au Magny et que ce n'est certainement pas la seule fois que je lui ai parlé. C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne puis vous dire quelle était la voiture que j'ai utilisée le 17 août et que je ne puis vous nommer les hommes qui m'accompagnaient.

Je n'avais aucune raison d'en vouloir à Monsieur Michelet ; je n'ai donné aucun ordre le concernant et je me refuse à croire que l'un quelconque de mes hommes ait procédé à son exécution…"

 

L'enquête s'arrêta là ; l'assassinat ne fut pas ajouté aux charges pesant contre le "Barbu" et le procès devant le tribunal de la Seine reprit son cours.

 

Quant aux soupçons visant Mieczysław Kokot, dont les enquêteurs de 1949 avaient aussi été saisis, ils ne furent jamais éclaircis, car on ne put que constater que l'homme était reparti en Pologne quatre ans plus tôt et qu'il était désormais intouchable.

 

 

Bien des années plus tard, lorsque je me lançai dans ces recherches sur la période de l'Occupation, l'idée qui prévalait parmi les anciens résistants encore vaillants était que l'exécution d'Antoine Michelet avait probablement été  commanditée par erreur…

 

 

 

 

Autres meurtres dans le quartier

 

 

Les alentours des puits Darcy, et en particulier le Magny, connurent bien d'autres sombres affaires, dont on trouve la trace dans la plupart des ouvrages consacrés à la période 1940-1944, l'accent étant mis le plus souvent et selon les auteurs sur les actions de résistance ou la répression subie, mais presque jamais sur les violences entre Français.

Notre dernier livre "les Téméraires"  ( ICI )  tente une synthèse sur une partie de la période.

 

Pour en rester à cette catégorie de victimes, citons les cas suivants, par ordre chronologique (non exhaustif) :

 

L'attentat contre le maître-mineur Charles Thibert (30 mars 1944)

Agé de 52 ans, Charles Thibert habitait avec sa famille dans la rue de Chez-l'Ecuyer qui longe le vaste domaine des puits Darcy, ce lieu qu'on appelait aussi cité des Cours, occupée par les confortables maisons des agents de maîtrise. Il était proche voisin du marqueur-chef Simonet, à deux pas du portail d'entrée des puits.

Sans qu'on sache s'il était lui-même particulièrement sévère dans l'exercice de son métier, une preuve atteste qu'il endossait en tout cas sa part de la vindicte générale contre la hiérarchie. Dans le courant de l'hiver 1943-44, il avait reçu une lettre de menace :

 

"Monsieur,

 Il ne faut pas oublier, si vous avez la chance d'avoir une belle situation, que d'autres sont dans la misère ; il ne faut pas non plus user de vos GALONS pour justement faire de la misère à vos ouvriers, JEUNES et VIEUX. En conséquence faites attention à votre manière de faire et n'oubliez pas surtout qu'il faut être FRANÇAIS. AVIS et ATTENTION.

            Signature : LA RESISTANCE "

 

Le rapport du commissaire de police de Montceau, Léon Kammacher, en date du jour de l'attentat, en précise les circonstances:

 

"… Comme chaque jour vers 5 heures, Monsieur THIBERT Charles, Maître-mineur, quittait son domicile, Cité Darcy, n°6, rue de Chez l'Ecuyer, pour se rendre à son travail sur le puits Darcy, proche. A peine avait-il parcouru quelques mètres dans l'allée centrale de son jardin qu'il essuyait un premier coup de feu, tiré par ses agresseurs lui faisant face et dissimulés derrière le mur de clôture de la propriété voisine, inhabitée, au n°8 de la rue de Chez l'Ecuyer.

Touché au bras droit, il n'en continuait pas moins sa route, sortait de son jardin en courant et longeait le mur (…) pour gagner la route proche. Il tournait ainsi le dos à ses adversaires. A cet instant il essuyait encore cinq coups de feu dont deux l'atteignirent, l'un à la cuisse droite, l'autre au côté droit, au moment où il arrivait à la route. Il faisait encore quelques pas et venait s'abattre dans le fossé bordant la route, où il était relevé presque aussitôt par des ouvriers accourus et qui se rendaient à leur travail sur le puits.

(…) Quelques instants après cet attentat, quatre individus coiffés de chapeaux de feutre, montés sur des bicyclettes, ont été rencontrés se dirigeant sur les Chavannes par la rue du même nom…."

 

Conduit à l'hôpital des Mines, M. Thibert allait y être opéré par le docteur Pont. Le petit calibre de l'arme utilisée (6,35 mm), l'absence de lésion d'organes vitaux, lui permit de reprendre le travail après une courte convalescence.

 

 

L'assassinat du mineur André DESSAGNE (10 juillet 1944), rue Gidel, au Magny.

 

 

L'assassinat de l'ingénieur divisionnaire André Olivier (15 juillet 1944) - voir précédent article de respol71 - voir ICI

 

 

L'extermination de la famille polonaise ADAMSKI (19 – 21 juillet 1944), mineurs de Darcy - voir précédent article de respol7 -  voir ICI

 

 

Enlèvement et assassinat de Franciszek ZABA (août 1944), mineur polonais de Darcy, habitant les baraques du Pré-Long.

 

 

Ajoutons qu'un autre maître-mineur, travaillant lui au puits Saint-Amédée, Jean-Marie AMOUR (51 ans), allait être assassiné à son domicile de Montmaillot, aussi mystérieusement qu'Antoine Michelet, le 7 septembre 1944, lendemain de la libération du bassin minier.  (Nous recherchons des membres de sa famille)

 

 

 

 

 

 



25/05/2021
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