Résistance polonaise en Saône-et-Loire

Résistance polonaise en Saône-et-Loire

La complainte du prisonnier - Léon PATEREK

30 décembre 2019

 

 

 

C'est son gendre, lecteur de respol71, qui nous a fait parvenir le présent dossier. Merci à lui et à son épouse, la fille de Léon Paterek.

 

 

 

 

Léon n'a pas été résistant, mais a eu le destin de bien des appelés de l'armée polonaise, qui l'a conduit de camp de prisonnier en Groupe de travailleurs étrangers jusqu'à la fin de la guerre. Les documents qui suivent jalonnent une partie de son trajet.

 

Né le 19 août 1919 à Castrop, en Allemagne, il est jeune enfant quand ses parents émigrent vers la France et se retrouvent à Montceau, où le père est employé à la mine. La famille habite le Magny. Arrive la guerre, l'invasion de la Pologne, l'installation de son gouvernement en France en octobre 1939, lequel décide d'y reconstituer une armée. Léon est mobilisé dans cette armée polonaise en France ; il arrive au centre de regroupement de Coëtquidan le 27 novembre 1939 et est affecté au 1er RIP (Régiment d'infanterie polonaise) de la 1ère division, aussi dénommé Régiment de grenadiers de Varsovie.

 

Léon participe à la campagne de 1940 ; il est fait prisonnier dans la région de Saint-Dié (Vosges), le 21 juin 1940.

 

Il se retrouve en captivité d'abord à Sélestat, puis dans la région de Strasbourg jusqu'au 2 juillet 1941, date de son évasion. De cette année passée en camp de prisonniers, il laissera un écrit étonnant, une émouvante "complainte du prisonnier", sorte de reportage sur la triste condition de ces hommes confinés derrière les barbelés pour la durée de la guerre (voir ci-dessous).

 

Ayant réussi à s'enfuir, il se retrouve dans l'illégalité dans la France occupée et doit gagner la zone libre, où il se fait démobiliser, le 19 juillet 1941, à Auch.

 

Il n'est pas libéré pour autant, car il est affecté au GTE (groupe de travailleurs étrangers) de Montesctruc (Gers), lequel l'affecte à diverses tâches, aux mines d'Albi puis dans des fermes.

 

Les documents montrent qu'il est libéré de la tutelle des GTE le 9 février 1944, à Castres. Rentre-t-il alors rejoindre sa famille à Montceau ?  Peut-être sa fille pourra-t-elle apporter des précisions...

 

La guerre terminée, il passera le reste de sa vie à Montceau, salarié des houillèrers. Il allait s'y marier avec une jeune polonaise, Jadwiga Domachowska, avec qui il eut trois enfants,

 

Léon Paterek travaillait au lavoir des Chavannes ; la famille habitait la cité du Bois-Garnier. Léon est mort en 1983, son épouse en 2015.

 

(Cliquer sur chaque photo pour agrandir)

 

La complainte du prisonnier

 



30/12/2019
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